Sébastien Billard a repris l’essentiel d’un article en anglais de Webcredible.co.uk :

Les handicaps affectant la vision sont très souvent évoqués en matière d’accessibilité web. Les handicaps moteurs le sont moins. Pourtant, de multiples pathologies sont à l’origine de ce type de handicaps : attaques cérébrales, maladie de Parkinson, sclérose en plaques, tétraplegies, hémiplégies… On estime que les handicapés moteurs représentent environ 60% (PDF) de la population handicapée en France. Webcredible publie ce mois-ci un article sur l’amélioration de l’accessibilité pour ces utilisateurs.

Bref résumé des recommandations :

  • Maximisez la taille de la zone cliquable des liens.
  • Indiquez visuellement le focus sur les liens, afin que l’utilisateur puisse identifier le lien sur le point d’être visité.
  • Proposez une lien d’évitement visible, pour permettre l’accès direct au contenu.
  • Evitez de jouer automatiquement des fichiers audio, qui peuvent interférer avec les commandes vocales de certains utilisateurs
  • Evitez en général d’utiliser l’attribut tabindex. Conservez l’ordre de tabulation par défaut.
  • N’utilisez pas les access keys.

Les deux derniers points sont controversés car ils font partie de la norme et sont faciles à tester automatiquement. Pourtant les tabindex engendrent fréquemment des problèmes de collision (2 liens ont le même tabindex, l’un est dans la navigation, l’autre dans le corps de l’article) et des problèmes de « masquage » (un lien important car contextuel n’a pas de tabindex et apparaît donc qu’à la suite d’une longue liste de liens déjà connus). Les access keys posent fréquemment le problème des collisions avec les raccourcis d’autres applications. De plus les gouvernements ont choisi systématiquement des raccourcis clavier différents, certains impossibles à réaliser. Le plus sage est donc d’avoir un contenu clair et de respecter l’ordre naturel des liens, ainsi que de conserver ce même ordre sur l’ensemble des pages.