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Le rassemblement TED à Monterey, États-Unis produit toujours des présentations qui ouvrent les yeux. Entre toutes, je choisit de vous présenter celle de Paul Bennet qui illustre brillamment l’intérêt de se mettre à la place de l’utilisateur (extrait sur le lit d’hôpital) et d’étudier de tester / étudier le comportement des utilisateurs (appareil de prise de notes pour infirmières). N’hésitez pas à dévorer le site www.ted.com, tout est bon (anglais de rigueur).

Dans cette vidéo Paul Bennet démontre à quel point se mettre à la place des autres permet une intense créativité tout en privilégiant l’utilité de la chose créé par la prise en compte de sa fonction et de son usage réel, et non pas de l’idée qu’un expert s’en fait.

Sébastien Billard a repris l’essentiel d’un article en anglais de Webcredible.co.uk :

Les handicaps affectant la vision sont très souvent évoqués en matière d’accessibilité web. Les handicaps moteurs le sont moins. Pourtant, de multiples pathologies sont à l’origine de ce type de handicaps : attaques cérébrales, maladie de Parkinson, sclérose en plaques, tétraplegies, hémiplégies… On estime que les handicapés moteurs représentent environ 60% (PDF) de la population handicapée en France. Webcredible publie ce mois-ci un article sur l’amélioration de l’accessibilité pour ces utilisateurs.

Bref résumé des recommandations :

  • Maximisez la taille de la zone cliquable des liens.
  • Indiquez visuellement le focus sur les liens, afin que l’utilisateur puisse identifier le lien sur le point d’être visité.
  • Proposez une lien d’évitement visible, pour permettre l’accès direct au contenu.
  • Evitez de jouer automatiquement des fichiers audio, qui peuvent interférer avec les commandes vocales de certains utilisateurs
  • Evitez en général d’utiliser l’attribut tabindex. Conservez l’ordre de tabulation par défaut.
  • N’utilisez pas les access keys.

Les deux derniers points sont controversés car ils font partie de la norme et sont faciles à tester automatiquement. Pourtant les tabindex engendrent fréquemment des problèmes de collision (2 liens ont le même tabindex, l’un est dans la navigation, l’autre dans le corps de l’article) et des problèmes de « masquage » (un lien important car contextuel n’a pas de tabindex et apparaît donc qu’à la suite d’une longue liste de liens déjà connus). Les access keys posent fréquemment le problème des collisions avec les raccourcis d’autres applications. De plus les gouvernements ont choisi systématiquement des raccourcis clavier différents, certains impossibles à réaliser. Le plus sage est donc d’avoir un contenu clair et de respecter l’ordre naturel des liens, ainsi que de conserver ce même ordre sur l’ensemble des pages.

Une vidéo (en anglais) de Victor Tsaran, ingénieur d’accessibilité chez yahoo! qui explique l’usage et la navigation avec un logiciel de lecture d’écran (il utilise Jaws).

Et quelques ressources utiles : webbIE en français un navigateur gratuit pour les personnes aveugles ou malvoyantes et un lecteur d’écran gratuit pour un usage personnel (Jaws coûte au alentour de 600 euros).

Marketing subliminal

Être subtil, tel est le secret de cette expérience de marketing inédite. A voir absolument pour changer d’avis sur l’intérêt de la publicité urbaine.
(en anglais).

Le site d’Alexandre Jardin, commentonfait , est le modèle même de ce que l’on ne souhaite plus voir sur Internet. En effet, si l’idée et le contenu du site sont intéressants, la construction du site lui même est une véritable catastrophe :

Il est difficile de faire un site répondant parfaitement aux standards et respectant toutes les normes d’accessibilité et surtout de le maintenir dans ce respect, néanmoins un effort sérieux doit être fait en ce sens dans l’intérêt de ceux qui ont besoin d’applications spéciales (agrandisseurs d’écran, lecteurs vocaux, etc.) pour partager les contenus et participer au débat.

Il n’est pas n’ont plus trop tard pour bien faire ; des actions correctrices peuvent être mises en oeuvre rapidement.

L’accès au web aux personnes handicapées et le respect des normes de développement ne doivent pas être seulement du ressort du prestaire, mais doivent être réellement une préoccupation du donneur d’ordre qui doit effectuer les tests et refuser de signer la recette en cas d’échec de la même manière que lorsque que la couleur du logo ne lui convient pas.

Lu ce jour, une association américaine, Canine Partners, a ajouté l’utilisation des distributeurs automatiques de billets aux services impressionnants que ses chiens d’assitance savent rendre aux personnes handicapées. Les meilleurs amis de l’homme sont donc toujours plus efficaces pour leur maîtres.

Assistance dogs relieve « ruff » times at the ATM:
Dog at the ATM
Throughout time, man’s best friend has proven to possess an extraordinary capacity to provide helpful services. An unfortunate few become chauffeurs for lazy individuals, however many others provide invaluable aid to the disabled and wheelchair-bound. Assistance dogs have been known to perform tasks such as doing laundry and grocery shopping, but now they can totally rock the ATM as well. It all started with Endal, a ten-year-old Labrador Retriever assistance dog who took the liberty to nab his frustrated wheelchair-bound owner’s card, money and receipt with his mouth — a first for contributive canines. A charity that trains assistance dogs, Canine Partners, was quite inspired and has added an ATM regimen that teaches the helpful hounds to insert and remove cards, retrieve cash and receipts, and hand them to the owner who is responsible for entering their PIN number. Nothing in life is free, and a lot of stuff in life requires cash, therefore we can definitely conclude that this novel advancement is paws-down progressive.(Via Engadget.)

10 ans après la généralisation commerciale des téléphones mobiles, une université (américaine) s’attelle à la tâche de rendre ce puissant outil de communication accessible aux sourds et malentendants.

Lien vers l’Université de Washington (en anglais) : http://www.cs.washington.edu/research/MobileASL/

Sign Language On Your Cellphone: « 

sign language presenter on mobile phoneWith the help of a grant from the National Science Foundation, researchers at the University of Washington and Cornell are working on software to help transmit compressed video of sign language using cellphones.

MobileASL is a video compression project at the University of Washington with the goal of making wireless cell phone communication through sign language a reality.

The current wireless telephone network has inadvertently excluded over one million deaf or hard of hearing Americans.

With the advent of cell phone PDAs with larger screens and photo/video capture, people who communicate with American Sign Language (ASL) could utilize these new technologies. However, due to the low bandwidth of the wireless telephone network, even today’s best video encoders likely cannot produce the quality video needed for intelligible ASL. Instead, a new real time video compression scheme is needed to transmit within the existing wireless network while maintaining video quality that allows users to understand semantics of ASL with ease. For this technology to exist in the immediate future, the MobileASL project is designing new ASL encoders that are compatible with the new H.264/AVC compression standard using x264 (nearly doubling compression ratios of MPEG-2). The result will be a video compression metric that takes into account empirically validated visual and perceptual processes that occur during conversations in ASL.

This material is based upon work supported by the National Science Foundation under Grant No. 0514353.

Dans un excellent article (en anglais) intitulé « Working with Others : Accessibility and User Research » et publié le 9 octobre 2006 par A List Apart Maurizio Boscarol nous raconte les résultats inattendus de tests avec des utilisateurs utilisant lecteurs d’écran pour certains et agrandisseurs d’écran pour les autres.
Les principaux résultats de ces tests, corroborés par les tests de Roger Hudson et Russ Weakley en Australie sont :

  • la navigation doit précéder le contenu : ce qui va à l’encontre des recommandations d’experts
  • le titre de page fait trop souvent double emploi avec la balise h1
  • la taille de la police compte bien sûr, mais aussi sa graisse

Peu d’enquêtes terrains sont malheureusement publiées et il en faudrait bien d’autres pour émettre les recommendations d’avantage à partir d’usages réels que de discussions d’experts.
A lire aussi, les réactions de Shirley Kaiser sur son blog Brainstorm and Raves

Bonjour tout le monde !

Après avoir suivi les blogs depuis plus d’un an, j’ai enfin réussi à me lancer.
Je vais parler ici de ce qui me tient à coeur c’est à dire de l’accès pour tous à l’internet, les expériences (la mienne et aussi celles des autres) qui ont abouti à améliorer les performances de leur entreprise, de leurs sites internet et intranet grâce à la prise en compte des personnes handicapées.

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